« AUTANT D’UNIVERS POÉTIQUES… QUE DE PERCEPTIONS VISUELLES… QUE DE QUESTIONNEMENTS DU MONDE… »
Colette Gourvitch

Accueil

L\'Atelier

Situé dans le 20 ème arrondissement de Paris

L’Atelier de Recherche et de Création

pH. Neutre vous propose un cadre

pour travailler vos photographies…

Laboratoire argentique NB – bibliothèque – salle de travail

L’Atelier accueille chaque pratique

dans ce qu’elle a de singulière….


comment penser sa pratique photographique…

Toutes les questions de photographie sont discutées :

La technique

  • L’Histoire de la photographie
    ses courants artistiques, et mouvements actuels
  • Les métiers de la photographie
    scientifique, industriel, illustration, presse, mode, création
  • La question des droits du photographe
    droits 
    d’auteur, autorisation d’images
  • Le photographe et le marché de l’art
    collections, côtes d’artistes, institutions, éditions, galeries privées
  • L’argentique et le numérique
    points communs et différences

 

Le  laboratoire argentique

fabrication de la maquette de l\'expo. Tirages mis en place            Les ateliers sont individuels

 

Long terme : de septembre à juin-début juillet
Court terme : sous forme de stage de 1 à 2 jours renouvelables

 

Inscriptions : toute l’année, selon les places disponibles.

Tarifs : indiqués en entretien…

Weegee

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1942 Weegee… devant son coupé équipé en « photomobile »…

Arthur Fellig dit Weegee 1899-1968

« Je m’offris un coupé Chevy 1938 marron flambant neuf. Puis j’obtins ma carte de presse (…)
Ma Chevy devint ma maison. Elle n’avait que deux sièges, avec un coffre particulièrement vaste.
J’y gardais toutes mes affaires, un boîtier de secours, des réserves d’ampoules de flash, des pellicules d’avance, une machine à écrire, des bottes de pêcheur, des boîtes de cigare, du salami, des films à infra-rouge pour photographier la nuit, des uniformes, des déguisements, des sous-vêtements de rechange, une paire de chaussures et des chaussettes de secours. (…)
J’étais branché sur la radio de la police en intraveineuse. Mon appareil était ma vie et l’amour de ma vie. Ma lampe d’Aladdin. Je commençais ma tournée vers minuit (…)

extrait de Weegee par Weegee -une autobiographie – Ed. La table ronde 2009 traduction française
titre original : Weegee by Weegee – An autobiography 1961 – International Center of Photography,
New York

L’Atelier Fresson – un procédé de tirage au charbon direct – depuis 1899

Théodore-Henri FRESSON a présenté son procédé à la Société Française de Photographie en 1899. Ce procédé : …. »des épreuves photographiques tirées sur un papier au charbon qui peut se développer sans transfert »

Faisant suite au procédé de Poitevin et de Artigue, le procédé Fresson a été commercialisé sous forme de feuilles de papier prêtes à l’emploi fournies en différentes teintes intensités et supports… C’est le papier des pictorialistes… Puyo, Demachy, et d’autres… et bien sûr de José Ortiz-Echagüe

Puis, avec l’arrivée des appareils de petits formats et donc des négatifs de petits formats, le procédé est adapté par Pierre Fresson, qui a fabriqué un agrandisseur spécial avec une source d’ultra-violet très puissante…
A partir de 1947,  l’Atelier remplace la vente de papiers par un service  de tirages pour leurs clients… Pierre Fresson fait les tirages par agrandissement et Edmond -son frère- par contact…

Deux ans de recherche et d’essais seront nécessaires pour mettre au point le procédé pour la couleur conçu par Pierre et son fils Michel – C’est Un tirage de luxe et d’une très grande beauté spécifique –  plein essor dans les années 1960
A partir des années 1970 ce procédé entre dans la vie de certains photographes et dès 1978 Jean-François, le fils de Michel entre dans l’histoire familiale

Un procédé depuis 4 générations… qui continue à Savigny-sur-Orge…

Pour tous les renseignements – historique – procédé – tarifs – consulter le site de l’Atelier Fresson : http://www.atelier-fresson.com

Egalement…
L’équipe de la Revue Cinq26 a tourné un film de 50′ … à l’Atelier Fresson / disponible dans le numéro 4 de Cinq26 « Revue photographique audiovisuelle »
Renseignements – tarif et commande du DVD sur le site http://www.cinq26.com

Un extrait du film…       http://vimeo.com/75592938

 

 

Affaire Daniel Morel: 1 200 000 $ d’indemnités pour Getty/AFP

Publié le 25 novembre 2013 dans L’Oeil de la photographie http://www.loeildelaphotographie.com/en/2013/11/25/daniel-morel-case
Avec leur aimable autorisation

A 13H10 exactement, vendredi 22 novembre 2013, dans la salle 506 du tribunal fédéral de New York, dans le Sud de Manhattan, un jury composé de 4 femmes et de 3 hommes se sont installés pour rendre leur verdict dans le procès qui opposait l’Agence France Presse et Getty Images au photographe Daniel Morel. Il était question de déterminer si les deux institutions avaient volontairement violé les droits du photographe et, le cas échéant, a quel montant devait etre fixée la compensation.

Quelques minutes avant l’entrée du jury, l’audience avait été tirée de sa torpeur par un US Marshal annonçant sous la direction du juge Alison Nathan que le jury était parvenu a une décision pour chacune des 28 charges pesant sur l’AFP et Getty Images.

La salle était plongée dans le silence tandis que les avocats de Daniel Morel, de l’AFP et de Getty retenaient leur souffle aux cotés d’une douzaine de spectateurs à peine en attendant la lecture du verdict. La troisième question a rapidement été atteinte : “Est-ce que l’AFP a volontairement violé les droits de Daniel Morel en utilisant  sans sa permission ses photographies du tremblement de terre de janvier 2010 en Haiti ?” Verdict : oui. Meme chose pour Getty Images. Ont-ils violé les droits de Morel ? Oui. Et en réponse a la cinquième question, le jury a fixé le montant des compensations a 1,2 million de dollars pour l’ensembles des 8 images utilisées illégalement. On pouvait entendre des murmures sonores agiter la salle.

Le verdict a suscité de nombreuses réactions parmi les spectateurs, quant a la sévérité de la sanction et de l’irrévocable responsabilité des deux agences.

C’est la première fois qu’un organe de presse de cette taille était déclaré coupable de violation du droit d’auteur pour des images transmises par Internet.

Les images en question avaient été publiées par le photographe sur Twitter au moment du tremblement de terre en Haïti. Lisandro Suero, un adolescent de Dominique Républicaine, a re-tweeté les photos en les associant a son nom, créant une certaine confusion quant a leur paternité. Si l’AFP et Getty Images ont tout d’abord attribué ses photographies à Suero, ils ont su dès le premier jour qu’elles étaient en réalité celles de Morel. Les deux agences ont alors tenté de supprimer les images, non sans entrer en conflit avec Morel. Leur désaccord avait en janvier 2013 fait l’objet d’un procés auprès du tribunal fédéral de Manhattan, dont le verdict avait établi l’AFP et Getty Images coupables de violation des droits de Morel selon le DMCA (Digital Millennium Copyright Act). Restait alors a déterminer si les deux agences avaient agi délibérément.

La décision de vendredi fera sans nul doute référence dans l’histoire de la défense des droits d’auteur des photographes. C’est également un avertissement pour les agences et autres publications, un rappel de l’absolue nécessité d’obtenir le droit de publier les images avant de les diffuser. A partir d’aujourd’hui, les photographes peuvent se réjouir sur la non-ambiguité du verdict. La cour fédérale américaine a défendu leurs droits à l’ère digitale. Comme Daniel Morel le déclarait, il a mené ce process “parce que quelqu’un devait défendre les droits des photographes.”

Robert Stevens écrivain/historien

Une problématique…

John Locke publie en 1690 « Théorie de la perception visuelle »
dans la 2ème édition en 1694, il insère un complément… c’est une lettre de William Molyneux :
« Supposez un Aveugle de naissance, qui soit présentement homme fait, auquel on ait appris à distinguer par l’attouchement un Cube et un Globe, du même métal, et à peu près de la même grosseur, en sorte que lorsqu’il touche l’un et l’autre, il puisse dire quel est le Cube, et quel est le Globe. Supposez que le Cube et le Globe étant posés sur une table, cet Aveugle vienne à jouir de la vue. On demande si en les voyant sans les toucher, il pourrait les discerner, et dire quel est le Globe et quel est le Cube. « 

Et Molyneux répond à sa propre question… « Non : car, bien que cet Aveugle ait appris par l’expérience de quelle manière le Globe et le Cube affectent son attouchement, il ne sait pourtant pas encore que ce qui affecte son attouchement de telle ou telle manière, doive frapper ses yeux de telle ou telle manière, ni que l’angle avancé d’un Cube qui presse sa main d’une manière inégale, doive paraître à ses yeux tel qu’il paraît dans le Cube »

Leibniz, dans ses « Nouveaux essais sur l’entendement humain » en 1705 donne tort à Molyneux
et Berkeley en 1709 donne raison à Molyneux…

Et vous, qu’en pensez vous ?

« Convivialités… »

repas photographique à l’Atelier – juin 2008…

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