une problématique

de perception visuelle

John Locke publie en 1690 “Théorie de la perception visuelle” et il insère un complément dans la 2ème édition en 1694 :  c’est une lettre de William Molyneux :
“Supposez un Aveugle de naissance, qui soit présentement homme fait, auquel on ait appris à distinguer par l’attouchement un Cube et un Globe, du même métal, et à peu près de la même grosseur, en sorte que lorsqu’il touche l’un et l’autre, il puisse dire quel est le Cube, et quel est le Globe. Supposez que le Cube et le Globe étant posés sur une table, cet Aveugle vienne à jouir de la vue. On demande si en les voyant sans les toucher, il pourrait les discerner, et dire quel est le Globe et quel est le Cube. ”

Et  William Molyneux répond à sa propre question… “Non : car, bien que cet Aveugle ait appris par l’expérience de quelle manière le Globe et le Cube affectent son attouchement, il ne sait pourtant pas encore que ce qui affecte son attouchement de telle ou telle manière, doive frapper ses yeux de telle ou telle manière, ni que l’angle avancé d’un Cube qui presse sa main d’une manière inégale, doive paraître à ses yeux tel qu’il paraît dans le Cube”

Leibniz, dans ses “Nouveaux essais sur l’entendement humain” en 1705,  donne tort à Molyneux
Berkeley en 1709 donne raison à Molyneux…

Et vous, qu’en pensez vous ?

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